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Les messagers envoyés par Dieu pour avertir les hommes et leur porter la bonne annonce de l'au-delà durent faire face au cours de leur mission à de nombreux obstacles, ainsi qu'à l'hostilité des mécréants qui voulaient les empêcher de prêcher la religion de Dieu. Ces mécréants pensaient qu'ils pourraient détourner les gens de la voie des prophètes en multipliant les complots, les calomnies et toutes sortes de persécutions. Jésus ne fait pas exception à la règle et endura toutes les épreuves auxquelles étaient habituellement confrontés les messagers. Ainsi, il fut soumis aux attaques de l'autorité occupante romaine païenne et de l'élite religieuse juive. Il lutta contre ces deux puissances hostiles à la religion authentique, en dépit du faible nombre de croyants qui le soutenaient.

La naissance miraculeuse de Jésus (psl), son enseignement de la religion authentique, les miracles qu'il accomplit, amenèrent certaines personnes de son époque à reconnaître en lui le Messie tant attendu et à lui porter un amour fervent. Cet amour, et la critique justifiée qu'il exprimait vis-à-vis de l'établissement juif, conduisirent ce dernier, ainsi que les autorités romaines, à conspirer contre lui et à attenter à sa vie. Mais Dieu réduisit leur complot à néant en l'élevant auprès de Lui.

Avant d'étudier plus en détail la vie et le combat de Jésus, il est utile de voir ce que disent les différentes sources dont nous disposons à son sujet.

Nos sources sur la vie de Jésus

La vie de Jésus nous est connue à travers différentes sources. La première est le Coran, qui n'a connu aucune altération depuis sa révélation et ne contient aucune contradiction. Pour cette raison, les informations apportées par les autres sources ne seront prises en compte que dans la mesure où elles ne contredisent pas le Coran. Pour les points qui ne sont pas sujets à contradiction avec le Coran, comme les données historiques ou archéologiques, l'on utilisera la Bible et les autres sources de cette époque. Les hadiths du Prophète Mohammad ainsi que les commentaires et explications des savants islamiques constituent des sources à prendre en compte également.

La Bible, il est vrai, est une source importante, étant donné qu'elle livre de nombreuses informations sur la vie de Jésus, mais les altérations qu'elle a connues lui ont fait perdre son authenticité. Certaines parties sont conformes à la religion véritable mais d'autres passages sont complètement forgés. C'est pourquoi parmi les mentions bibliques de la vie de Jésus relatives à ses enseignements et à son combat, seules celles qui ne contredisent pas le Coran doivent être considérées comme des documents historiquement fiables.

On estime que la rédaction du Nouveau Testament débuta 30 ou 40 ans après la mort de Jésus, en l'an 63 de l'ère chrétienne. Mais ces premiers écrits ne nous sont pas parvenus. Les plus anciens que nous ayons à notre disposition datent des troisième et quatrième siècles. Les lettres de Paul, qui ont donné au Christianisme sa forme actuelle, furent écrites avant le Nouveau Testament (52-63 après J.-C.)

Par ailleurs, des historiens comme Flavius Josèphe (37-100? après J.-C.), Philo (20 avant J.-C.-50), et Tacite (56-120 après J.-C.) ont consacré de brefs chapitres de leurs oeuvres à la question. Même s'ils n'ont pas beaucoup écrit sur la figure de Jésus en tant que telle, leurs écrits contiennent des informations très utiles sur la période. Enfin, les fouilles archéologiques ont permis de mieux connaître le contexte dans lequel vécut Jésus et les événements qui eurent lieu à son époque.

La Palestine à l'époque de Jésus

Du vivant de Jésus, le bassin méditerranéen était entièrement sous domination romaine. L'Empire romain était alors à son apogée sur le plan militaire et culturel. Il avait hérité en effet des apports de la civilisation grecque et s'en était servi pour porter les arts et notamment l'architecture à un haut niveau de progrès. Il n'est pas surprenant de voir que les Romains de l'époque se considéraient comme supérieurs à toutes les autres nations et voulaient imposer leur mode de vie aux pays conquis.

La religion romaine était polythéiste. Les dirigeants de Rome utilisaient cette pluralité religieuse pour asseoir leurs ambitions et ne s'y attaquaient pas tant que cela n'interférait pas avec leurs intérêts politiques et la pérennité de l'Empire. Au contraire, ils encourageaient ces croyances religieuses en faisant construire des temples et ériger des statues partout dans l'Empire. À leurs yeux, la religion était un outil servant à inspirer la loyauté au peuple et à le contrôler. Ce n'était qu'un concept abstrait qui n'était que très indirectement relié au monde.

Le pays où Jésus vit le jour était une nation de faible importance. Elle se trouvait à la périphérie des grands empires antiques qui se faisaient continuellement la guerre: l'Égypte, l'Assyrie, Babylone, la Perse et la Syrie. Dans ces conditions, elle ne pouvait garder longtemps son indépendance: à partir de l'expulsion de Babylone (586-538 avant J.-C.) les Juifs se retrouvèrent sous domination étrangère. À l'époque hellénistique(3), ils furent dominés par les Égyptiens, puis les Syriens et enfin par les Romains. Ce n'est que plus tard qu'ils purent établir un royaume juif autonome. Les Maccabées, grande famille sacerdotale, organisèrent une rébellion (167-142 avant J.-C.) qui aboutit à la création d'un royaume juif qui dura 80 ans. La famille régnante, les Asmonéens, exerçait une grande influence mais le royaume ne survécut pas aux farouches rivalités qui divisaient ses membres. Le général romain Pompée, qui avait obtenu la cessation des combats entre les factions en guerre entra en Palestine en prenant Jérusalem en 63 avant J.-C. et réduisit l'état juif à la province de Judée. Le roi asmonéen Hyrcan II jouissait d'une autonomie réduite sous le contrôle du gouverneur romain. À partir de ce moment-là, le ressentiment à l'égard de ce gouvernement païen ne fit que croître au sein de la communauté juive. En 37 avant J.-C., Rome abolit ce royaume et nomma Hérode Ier (Hérode le Grand), le gendre d'Hyrcan II, nouveau "roi de Judée".

Le souci principal des autorités romaines en Palestine était de collecter les impôts. Les Juifs s'étaient vu imposer de lourds impôts et Rome avait organisé une machine d'état qui lui était loyale. Hérode 1er (73-4 avant J.-C.), connu pour son admiration pour la culture hellénistique fit en sorte de se faire proclamer roi des Juifs avec l'aide de Rome et en profitant des difficultés de Rome et du changement dans le paysage politique qui avait beaucoup évolué depuis l'assassinat de César (44 avant J.-C.). Il étendit le territoire de la province juive jusqu'à occuper toute la Palestine.


Hérode Ier gouverna la Palestine avec le soutien de Rome de 37 à 4 avant J.-C. Après sa mort, Rome ne tint aucun compte de la requête des Juifs qui refusaient de voir régner une dynastie issue d'Hérode et divisa la province entre ses fils. L'un d'eux, Hérode Antipas fut nommé tétrarque de Galilée par Rome et il régna de 4 avant J.-C. à 39 après J.-C. Selon les sources historiques, le ministère de Jésus eut lieu sous le règne de cet homme qui était au moins aussi tyrannique que son père.

Comme nous l'avons dit précédemment, les Romains ne s'immisçaient pas généralement dans les affaires juives. Mais tous les gouverneurs romains n'adhéraient pas à ce principe. Ponce Pilate en particulier, le procurateur en place à l'époque de Jésus était de ceux-là. Son gouvernement (26-36 après J.-C.) fut marqué par la tyrannie et la cruauté, ce qui entraîna son départ.

Les sectes juives à l'époque de Jésus

Les Juifs étaient confrontés à un autre problème: les querelles des différentes sectes juives. Jusqu'au deuxième siècle avant J.-C., un tel problème ne s'était jamais posé. Mais pendant le siècle qui précéda la venue de Jésus, les Juifs se divisèrent et adoptèrent différentes conceptions à propos de l'essence et de la véritable signification du Judaïsme. Outre les livres de l'Ancien Testament et les différentes interprétations des lois religieuses, des facteurs politiques nouveaux et surtout l'immixtion de Rome, jouèrent un grand rôle dans le développement du sectarisme. Lorsqu'on lit les écrits de l'époque, ceux notamment de Flavius Josèphe, le fameux historien, on voit que plusieurs courants de pensée existaient alors au sein du peuple juif.

Quatre écoles de pensée étaient particulièrement influentes. L'une d'entre elles était celle des Sadducéens, qui s'étaient alliés au gouvernement romain, et de ce fait étaient progressivement devenus la classe puissante et la plus fortunée. Ce courant prévalait chez les Juifs aisés et pouvait être comparé à un parti politique. Ses lois religieuses étaient inspirées des cinq premiers livres de l'Ancien Testament, la Torah, qui étaient interprétés selon une perspective exclusivement pratique: les Sadducéens rejetaient en effet des dogmes aussi fondamentaux que l'existence d'une vie après la mort, de l'enfer et du paradis. Leur démarche était diamétralement opposée à celles des Pharisiens, "conservateurs", qui menaient en général un train de vie plus modeste. Le courant pharisien avait été fondé par des religieux qui avaient joué un rôle important dans la préservation et la défense de la foi juive. Mais plus tard des scissions entre les Pharisiens avaient surgi.

Les Zélotes formaient le troisième groupe et se distinguaient par leur appel à une résistance armée contre Rome et les Juifs collaborateurs. Ils se mirent à organiser des attentats et autres actes de violence envers les autorités romaines et juives qu'ils considéraient comme étant ennemies de la loi divine. Mais leur mouvement s'éteignit rapidement. Enfin, il y avait les Esséniens qui se consacraient à l'adoration et à la méditation dans des grottes et qui nous sont aujourd'hui mieux connus grâce aux manuscrits de la Mer morte découverts en 1947. Selon certains chercheurs, il s'agissait d'une branche du Pharisaïsme. Comme nous le verrons dans les chapitres suivants, il semble y avoir un consensus chez les chercheurs sur le fait que les Esséniens étaient très proches de Jésus.

D'après les sources historiques et certains passages bibliques, Jésus s'était lancé dans une grande lutte farouche contre les mouvements idolâtres et païens et prêchait la religion de Dieu au moyen de paraboles persuasives.

Les Esséniens et les Manuscrits de la Mer morte

À la différence des autres groupes, les Esséniens étaient des gens plus pieux, plus portés vers le domaine spirituel. Ils partageaient la même croyance que le peuple: le Messie viendrait bientôt, il corrigerait les dérives des Enfants d'Israël et libèrerait la Terre Sainte de l'occupation romaine. Les membres de cette secte étaient totalement hostiles à la civilisation hellénistique et à l'autorité romaine et s'efforçaient de vivre selon la loi mosaïque. Ils s'isolaient du monde extérieur en vivant dans des grottes dans l'arrière-pays jordanien et en passant leurs temps à travailler sur les Écritures afin d'attendre le Messie dans la ferveur et le recueillement.


Flavius Josèphe leur a consacré des passages dans son oeuvre, mais lorsque les savants se rendirent compte que les manuscrits découverts en 1947 dans les grottes de Qirbet Qumran près du rivage occidental de la Mer morte appartenaient aux Esséniens, ils devinrent le groupe le mieux connu de tous et l'interprétation des manuscrits accrut leur importance historique. Des fouilles ultérieures ont permis la découverte de 600 manuscrits et d'autres écrits en araméen, hébraïque et grec.

Ce groupe vivait dans l'attente du Messie, attente fondée sur la lecture de Écritures et cherchaient à préparer son arrivée. Ceci prouve bien que la vraie religion était encore vivante et suivie, malgré les efforts entrepris pour en détourner les gens.

L'attente du "sauveur" chez les Juifs

L'Ancien Testament contient un certain nombre de mentions de la venue du Messie. Ces révélations, sur lesquelles nous reviendrons plus tard, avaient un tel impact sur les gens que le Messie étaient devenu pour eux gage de salut. Quand Maïmonide (1135-1204), le fameux théologien juif qui vivait en Andalousie (Espagne musulmane) travailla sur les dogmes du Judaïsme, il consacra un de ses treize articles de foi à la venue du Messie. On y lit:"Je crois totalement que le Messie viendra, et, même s'il tarde, je continue à le croire."4

Selon le Judaïsme, Dieu enverra un chef aux Enfants d'Israël à une époque où ils seront au plus bas sur le plan politique et religieux pour les secourir sur les deux plans. Ce chef, en tant que Messie, apprendra aux Enfants d'Israël à croire exclusivement en Dieu et leur permettra de remporter la victoire contre leurs ennemis.

Certains livres de l'Ancien Testament mentionnent fréquemment ce sauveur et décrivent la vertu, la justice et la félicité qui régneront à son époque. Par exemple; le Livre d'Ésaïe évoque le grand sens de la justice du Messie, sa crainte du Seigneur et sa perspicacité, ainsi que le bonheur qu'il apportera aux Enfants d'Israël:

Puis un rameau sortira du tronc d'Ésaï, et un rejeton naîtra de ses racines. L'esprit de l'Éternel reposera sur lui: esprit de sagesse et d'intelligence, esprit de conseil et de force, esprit de connaissance et de crainte de l'Éternel. Il respirera la crainte de l'Éternel; il ne jugera point sur l'apparence, il ne prononcera point sur un ouï-dire.Mais il jugera les pauvres avec équité, et il prononcera avec droiture sur les malheureux de la terre; il frappera la terre de sa parole comme d'une verge, et du souffle de ses lèvres il fera mourir le méchant. La justice sera la ceinture de ses flancs... Le loup habitera avec l'agneau, et la panthère se couchera avec le chevreau; le veau, le lionceau, et le bétail qu'on engraisse, seront ensemble, et un petit enfant les conduira. La vache et l'ourse auront un même pâturage, leurs petits un même gîte; et le lion, comme le boeuf, mangera de la paille. Le nourrisson s'ébattra sur l'antre de la vipère, et l'enfant sevré mettra sa main dans la caverne du basilic. Il ne se fera ni tort ni dommage sur toute ma montagne sainte; car la terre sera remplie de la connaissance de l'Éternel, comme le fond de la mer par les eaux qui le couvrent. (Ésaïe 11: 1-9)

Cette attente du Messie s'accrut encore sous le règne tyrannique d'Hérode 1er. Un peu partout sur le territoire juif fleurirent des mouvements qui se préparaient pour son arrivée et en faisaient l'annonce au peuple. Mais cette agitation était perçue comme une menace par les Romains et par Hérode parce qu'elle visait le pouvoir romain et l'administration juive. Un courant aussi puissant pouvait inciter le peuple tout entier à se soulever contre la domination païenne. Pour prévenir ces désordres, les autorités prirent des mesures. Selon la Bible, c'est à des fins préventives qu'Hérode ordonna le meurtre de tous les garçons juifs âgés de deux ans et moins. L'Évangile selon Matthieu dit:

Jésus étant né à Bethlehem en Judée, au temps du roi Hérode, voici que des mages [hommes sages] d'Orient arrivèrent à Jérusalem, et dirent: "Où est le roi des Juifs qui vient de naître? Car nous avons vu son étoile en Orient, et nous sommes venus pour l'adorer." Le roi Hérode, ayant appris cela, fut troublé, et tout Jérusalem avec lui. Il assembla tous les principaux sacrificateurs et les scribes du peuple, et il s'informa auprès d'eux où devait naître le Christ. Ils lui dirent: "À Bethlehem en Judée; car voici ce qui a été écrit par le prophète: 'Et toi, Bethlehem, terre de Juda, tu n'es certes pas la moindre entre les principales villes de Juda, car de toi sortira un chef qui paîtra Israël, mon peuple'." Alors Hérode fit appeler en secret les mages, et s'enquit soigneusement auprès d'eux depuis combien de temps l'étoile brillait. Puis il les envoya à Bethlehem, en disant: "Allez, et prenez des informations exactes sur le petit enfant; quand vous l'aurez trouvé, faites-le-moi savoir." ... Alors Hérode, voyant qu'il avait été joué par les mages, se mit dans une grande colère, et il envoya tuer tous les enfants de deux ans et au-dessous qui étaient à Bethlehem et dans tout son territoire, selon la date dont il s'était soigneusement enquis auprès des mages. Alors s'accomplit ce qui avait été annoncé par Jérémie, le prophète: on entendit des cris à Rama, des pleurs et de grandes lamentations: Rachel pleure ses enfants, et n'a pas voulu être consolée, parce qu'ils ne sont plus. (Matthieu 2: 1-8, 16-18)

Un des signes du Messie est qu'il sera un descendant de David, ce qui est le cas de Jésus comme le dit la Bible. (2 Timothée 2: 8)

Les sectes croyaient au Messie de différentes manières. Certaines pensaient que le Messie serait un prophète sauveur, non pas un être surhumain mais un homme comme les prophètes David, Salomon, ou Moïse. En d'autres termes, il serait un serviteur loyal de Dieu, quelqu'un qui, comme l'enseigne la Bible, "... respirera la crainte de l'Éternel" (Ésaïe 11: 3). Les Esséniens annonçaient qu'il accomplirait des miracles lors de sa venue: il relèverait ceux qui sont tombés, guérirait les malades, libèrerait les esclaves et réveillerait les morts. Comme les Juifs voyaient d'après les informations dont ils disposaient que son arrivée approchait, de nombreux groupes, dans le désert et dans les villes, préparaient ce grand événement.

Les opprimés ont besoin d'un sauveur

Le Coran évoque à plusieurs reprises la situation des hommes, qui, victimes de la tyrannie et de l'oppression, attendent un sauveur pour les libérer de leurs peines. Notre Seigneur dit:

Et qu'avez vous à ne pas combattre dans le sentier de Dieu, et pour la cause des faibles: hommes, femmes et enfants qui disent: "Seigneur! Fais-nous sortir de cette cité dont les gens sont injustes, et assigne-nous de Ta part un allié, et assigne-nous de Ta part un secoureur." (Sourate an-Nisa', 4: 75)

Ce verset dit que les nations auxquelles Dieu envoya des messagers connaissaient une situation sociale ou morale difficile avant l'arrivée de ces messagers. Ceux qui les suivaient accédaient à l'abondance, à l'aisance et au bonheur. Mais après leur départ, certains revenaient vers leurs bas instincts et se détournaient de la religion. Ils se mettaient à adorer des idoles qu'ils associaient au culte de Dieu. Dans le Coran, Dieu parle de la loyauté de Ses messagers, de leur sincérité et de leur dévotion, puis Il décrit ceux qui abjurent la foi:

Voilà ceux que Dieu a comblés de faveurs, parmi les prophètes, parmi les descendants d'Adam, et aussi parmi ceux que Nous avons transportés en compagnie de Noé, et parmi la descendance d'Abraham et d'Israël, et parmi ceux que Nous avons guidés et choisis. Quand les versets du Tout Miséricordieux leur étaient récités, ils tombaient prosternés en pleurant. Puis leur succédèrent des générations qui délaissèrent la prière et suivirent leurs passions. Ils se trouveront en perdition. (Sourate Maryam, 19: 58-59)

Dieu réprimande ces gens car ils s'étaient éloignés de la religion et ne se demandaient jamais à quelles fins ils avaient été créés, ni quelles étaient leurs responsabilités envers leur Créateur. Pour les punir, Il leur a retiré Sa bénédiction et leur a infligé de lourdes épreuves: "Et quiconque se détourne de Mon rappel, mènera certes, une vie pleine de gêne..." (Sourate Ta Ha, 20: 124)


Tout au long de l'histoire les hommes soumis à des situations difficiles sur le plan social ou politique ont appelé de leurs voeux la venue d'un sauveur qui corrigerait les dérives du système et rétablirait la justice, la paix et la sécurité, et les guiderait vers le droit chemin. Les sociétés modernes sont confrontées aux mêmes difficultés aujourd'hui: déclin, décadence, dégénérescence morale. Les gens vivent dans une profonde misère et aspirent à une vie plus morale et plus heureuse. Par le passé, Dieu envoya des sauveurs aux hommes qui avaient connu la dégradation sociale et leur accorda une existence pleine d'abondance, d'aisance et de richesse. Dans le verset suivant, Il révèle qu'Il comblera de bienfaits les hommes qui Le craignent et respectent les limites qu'Il a établies:

Si les habitants des cités avaient cru et avaient été pieux, Nous leur aurions certainement accordé des bénédictions du ciel et de la terre. Mais ils ont démenti et Nous les avons donc saisis, pour ce qu'ils avaient acquis. (Sourate al-A'raf, 7: 96)

Notre Seigneur nous rappelle une vérité capitale dans ce verset: la moralité est la seule voie qui puisse nous mener à la sérénité, au bonheur, au bien-être et à la prospérité. Il en était ainsi dans le passé, il en sera de même dans l'avenir. Là où la moralité islamique est absente, il ne peut y avoir de justice, de sécurité, ni de confiance. Telles sont les lois de Dieu, comme le dit ce verset:

Or, jamais tu ne trouveras de changement dans la règle de Dieu, et jamais tu ne trouveras de déviation dans la règle de Dieu. (Sourate Fatir, 35: 43)

Nous vivons une époque de décadence, où le déclin, moral comme matériel, atteint toute chose; la perversité spirituelle est monnaie courante, l'instabilité politico-sociale est devenue la norme et le fossé entre riches et pauvres n'a jamais été aussi grand. Parmi les vérités que nous révèle le Coran, figure celle-ci: Dieu nous accorde toujours une issue au terme de telles périodes, la morale islamique régnera un jour sur le monde et la vraie religion triomphera des croyances forgées par l'homme:

Ils veulent éteindre avec leur bouche la lumière de Dieu, alors que Dieu ne veut que parachever Sa lumière, quelque répulsion qu'en aient les mécréants. C'est Lui qui a envoyé Son Messager avec la bonne direction et la religion de la vérité, afin qu'elle triomphe sur toute autre religion, quelque répulsion qu'en aient les associateurs. (Sourate at-Tawba, 9: 32-33)

Dieu a toujours assisté les peuples croyants et continuera à secourir Ses fidèles car c'est une promesse qu'Il a faite à Ses serviteurs fidèles:

Ceux qui ont été expulsés de leur demeure, - contre toute justice, simplement parce qu'ils disaient: "Dieu est notre Seigneur." - Si Dieu ne repoussait pas les gens les uns par les autres, les ermitages seraient démolis, ainsi que les églises, les synagogues et les mosquées où le nom de Dieu est beaucoup invoqué. Dieu soutient, certes, ceux qui soutiennent (Sa religion). Dieu est assurément Fort et Puissant, ceux qui, si Nous leur donnons la puissance sur terre, accomplissent la Salat, acquittent la Zakat, ordonnent le convenable et interdisent le blâmable. Cependant, l'issue finale de toute chose appartient à Dieu. (Sourate al-Hajj, 22: 40-41)

Le Prophète Jean (Yahya)

Selon le Nouveau Testament, Jean (connu comme Jean-Baptiste dans la tradition chrétienne) commença sa prédication peu de temps avant l'apparition de Jésus et il y annonçait la venue prochaine du Messie. Il devint naturellement le plus fervent partisan de Jésus.

La naissance de Jean fut un miracle comme le relate le Coran:

... C'est un récit de la miséricorde de ton Seigneur envers Son serviteur Zacharie. Lorsqu'il invoqua son Seigneur d'une invocation secrète, et dit: "Ô mon Seigneur, mes os sont affaiblis et ma tête s'est enflammée de cheveux blancs. [Cependant], je n'ai jamais été malheureux [déçu] en te priant, ô mon Seigneur. Je crains [le comportement] de mes héritiers, après moi. Et ma propre femme est stérile. Accorde-moi, de Ta part, un descendant qui hérite de moi et hérite de la famille de Jacob. Et fais qu'il te soit agréable, ô mon Seigneur." (Sourate Maryam 19: 1-6)

Le récit de la naissance de Jean dans l'Évangile selon Luc est conforme au contenu de ces versets. (Luc, 1: 11-16)

Jean était un serviteur loyal craignant Dieu et un guide pour son peuple. Dieu fait son éloge dans le Coran en ces termes:

... "Ô Yahya [Jean], tiens fermement au Livre (la Thora)!" Nous lui donnâmes la sagesse alors qu'il était enfant, ainsi que la tendresse de Notre part et la pureté. Il était pieux, et dévoué envers ses père et mère; et ne fut ni violent ni désobéissant. Que la paix soit sur lui le jour où il naquit, le jour où il mourra, et le jour où il sera ressuscité vivant! (Sourate Maryam, 19: 12-15)

Jean, que le Nouveau Testament qualifie aussi de serviteur loyal de Dieu, était un croyant plein de crainte envers son Dieu. Il mettait les Juifs en garde contre leur vanité, les invitait à suivre la loi divine et à s'abstenir de commettre des péchés. L'Évangile selon Luc rapporte une conversation entre Jean et des Juifs qui étaient venus l'écouter:

Il disait donc à ceux qui venaient en foule pour être baptisés par lui: "Race de vipères, qui vous a appris à fuir la colère à venir? Produisez donc des fruits dignes de la repentance, et ne vous mettez pas à dire en vous-mêmes: 'Nous avons Abraham pour père!' Car je vous déclare que de ces pierres Dieu peut susciter des enfants à Abraham. Déjà même la cognée est mise à la racine des arbres: tout arbre donc qui ne produit pas de bons fruits sera coupé et jeté au feu." La foule l'interrogeait, disant: "Que devons-nous donc faire?" Il leur répondit: "Que celui qui a deux tuniques partage avec celui qui n'en a point, et que celui qui a de quoi manger agisse de même." Il vint aussi des publicains [collecteurs d'impôts] pour être baptisés, et ils lui dirent: "Maître, que devons-nous faire?" Il leur répondit: "N'exigez rien au-delà de ce qui vous a été ordonné." Des soldats aussi lui demandèrent: "Et nous, que devons-nous faire?" Il leur répondit: "Ne commettez ni extorsion ni fraude envers personne, et contentez-vous de votre solde." (Luc 3: 7-14)

Selon le Nouveau Testament, Jean disait à ceux qui l'écoutaient prêcher que "le temps est accompli" (Marc 1: 15). Celui qui est prédit dans le verset "il vient après moi celui qui est plus puissant que moi" était sur le point d'arriver (Marc 1: 7).

3. Dans la partie orientale du Bassin méditerranéen et au Moyen-Orient, la période comprise entre la mort d'Alexandre le Grand en 323 et la conquête de l'Égypte par Rome en 30 avant J.-C. Certains historiens prolongent cette période de trois siècles et demie, soit jusqu'au choix de Constantin le Grand de Constantine comme capitale de l'empire en 330 après J.-C.
4. "Maïmonide, Treize principes de la foi juive.", disponible sur: www.qi-whiz.com/mizar/beliefs.html

Le plus vieux manuscrit de Nouveau Testament jamais retrouvé (125 après J.-C.). Le Nouveau Testament était alors écrit en grec, qui était parlé dans la partie orientale de l'Empire.

Une peinture représentant les jardins suspendus de Babylone, l'une des sept merveilles du monde antique

À la fin du premier siècle de l'ère chrétienne, Rome contrôlait une grande partie de l'Europe de l'ouest, de l'Afrique du nord et de l'Asie de l'ouest. L'Empire était bien desservi par un réseau routier et portuaire qui favorisa l'essor du Christianisme. (Ci-dessus: l'Empire romain en 117.)

D'après l'Évangile selon Matthieu, Jésus naquit lorsqu'Hérode Ier (Hérode le Grand) régnait sur la Palestine (37-4 avant J.-C.). La forteresse d'Hérode, qui est un sanctuaire qui lui est dédié fut construite à 8 km au sud de Jérusalem: elle comprenait un palais où Hérode fut incinéré. Mais sa tombe n'a toujours pas été retrouvée.

Les premiers manuscrits appartenant aux Esséniens furent trouvés dans des jarres scellées. Les premiers manuscrits trouvés dans la grotte no. 11.

Si les habitants des cités avaient cru et avaient été pieux, Nous leur aurions certainement accordé des bénédictions du ciel et de la terre. Mais ils ont démenti et Nous les avons donc saisis, pour ce qu'ils avaient acquis. 
(Sourate al-A'raf, 7:96)

Or, jamais tu ne trouveras de changement dans la régle de Dieu, et jamais tu ne trouveras de déviation dans la régle de Dieu. 
(Sourate Fatir, 35:43)

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